Pourquoi le Sénégal est toujours le plus cher ?

Au Sénégal, les bases sur lesquelles les prix des produits sont définis restent un grand mystère pour bon nombre de citoyens. Les produits d’hydrocarbures, le blé, l’électricité,…  presque tous les produits de première nécessité sont concernés. Quelles sont les raisons de cette situation?

 Dans les perspectives subvenir aux orientations politiques, les autorités engagent des projets importants sur plan financier dans un contexte économique parfois inopportun. Face donc à un déficit budgétaire et l’absence de financement externe, la population, qui non seulement n’est pas en phase avec la politique de l’état, reste la seule alternative à travers la fiscalité.

Appliquée sur les produits de première nécessité et a des taux importants voire très importants, les taxes constituent une manne financière importante pour le trésor public au grand dam de la population. Dans la sous-région, le Sénégal applique les plus fortes taxes ce qui se manifeste sur le prix à la consommation.

Le tableau suivant mont la  comparaison du tarif d’électricité des pays de la CEDEAO.

Source : cedeao

D’après le tableau, non seulement les tarifs d’électricité au Sénégal sont les plus importants mais ils progressent d’une manière fulgurante au moment où les autres pays restent stables.

Le tableau ci-dessous donne encore des beaucoup plus récentes sur les produits d’hydrocarbures.

 

Durant cette période 2006-2007, aucune crise internationale ou phénomène d’une grande ampleur ne saurait être évoqué pour expliquer la hausse de 49% du prix du gaz butane de 6kg utilisé par la plupart des ménages, si ce n’est subvenir aux besoins de financer des projets pour la campagne présidentielle.

Le total des prélèvements sur les produits est plus important au Sénégal que partout ailleurs.

 

 Le Sénégal dispose du plus faible niveau de subvention pour le gaz ce qui traduit un fort prix pour le consommateur.

 

La pression fiscale au Sénégal est exorbitante et continue de plus belle jusqu’à nos jour. Son niveau ne saurait justifie un quelconque taux de croissance économique à  atteindre. Ni la cote d’ivoire (plus développée) ni le Burkina Faso (moins développé) n’ont autant opprimé leur population pour satisfaire les orientations politiques.

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