Alimentation de secours, arme absolue contre les délestages

Un système anti-délestage, ou encore système de back-up, permet d’assurer une alimentation électrique sans coupure en cas de délestage. Ce système totalement automatique rend imperceptible la coupure de courant, et permet d’offrir une autonomie en énergie allant d’une heure à plusieurs jours.

 Contexte

Dans nos pays Africains où les coupures de courant sont fréquentes et longues, s'équiper d'un back-up est un choix judicieux et malin. Il n'existe nulle part de systèmes de distribution électrique parfaits à l'abri des pannes inhérentes même à la technique. En août 2003, la plus grande puissance mondiale a subi un black-out pendant presque 2 jours qui a privé d'électricité plus de 45 millions de personnes.

Blackout USA 2003

Les USA ont subi de plein fouet ce désagrément et depuis lors, dans presque tous les services publiques sensibles et dans beaucoup de services privés, des systèmes secours sont installés.

En 2011, la seconde puissance mondiale, le Japon, a perdu la centrale nucléaire de Fukushima conduisant à mettre de larges zones dans le noir pendant plusieurs jours.

Même si la puissance d'un pays est fortement liée à ses capacités a assurer la fourniture d’énergie à sa population, il n'est pas exclus qu'une panne technique ou qu'un phénomène climatique destabilise le réseau. Cela est d’autant plus vrai dans les pays Africains où les installations de production et de distribution électrique s’affaiblissent d’année en année.

 

Principe de fonctionnement

Un système électrique de secours est composé de 2 élements principaux :

  • un onduleur/chargeur, qui permet de produire du courant 220V à partir des batteries pour alimenter les appareils secourus (fonction onduleur) et également de recharger les batteries avec le réseau (fonction chargeur) quand la coupure est finie.

  • des batteries, qui servent à stocker de l’énergie. La capacité du banc de batterie (le nombre et la taille des batteries) définie l’autonomie du système de secours, pouvant aller d’une heure à plusieurs jours.

 

 

Alimentation de secours, avec un onduleur/chargeur (dans le fond) et des batteries (premier plan). Source : entreprise systèmes PV - Sénégal

Le système de secours à un fonctionnement totalement automatique qui permet de basculer en quelques millisecondes d’une alimentation par le réseau à une alimentation autonome par les batteries. Le basculement est si rapide que l’alimentation électrique n’est pas interrompue (comme c’est le cas avec un groupe électrogène) et les appareils continuent à fonctionner normalement : télé, ordinateurs, etc.

Il faut noter qu’une alimentation de secours ne permet pas de réduire la consommation d’énergie car c’est bien l’énergie du réseau (Sénélec au Sénégal) qui permet de recharger les batteries.

Choisir une alimentation de secours adaptée

L’alimentation de secours doit être dimensionnée par un technicien spécialisé et doit répondre aux caractéristiques des appareils à secourir, à savoir :

  • alimentation en monophasé ou triphasé

  • pic de puissance

  • temps d’autonomie désiré

  • qualité du courant produit

 

Il est préférable de choisir un onduleur “pur sinus” produisant un courant de haute qualité, surtout pour alimenter des appareils fragiles ou sensibles (électroniques, moteurs, médical).

Les batteries doivent pouvoir accepter des décharges profondes, jusqu’à 80%, et parfois des pics d’intensité élevés. Votre installateur doit pouvoir vous fournir le nombre de cycles que supporte les batteries, ce qui vous donnera une idée de leur durée de vie.

Enfin, le système doit être installé dans les règles de l’art, avec toutes les protections adaptées (fusible, sectionneur, interrupteur différentiel 30mA) et des câbles de bonne section. Les batteries doivent être placées dans un local tempéré et ventilé, à l’abri de la pluie et du soleil.

 

Autonomie

L’autonomie du système de secours dépend de la quantité d’énergie stockée dans les batteries et de l’énergie consommée par les appareils secourus. Il faut dans un premier temps établir la liste de tous les appareils à secourir, puis ensuite ajouter leur puissance unitaire pour connaitre la puissance totale appelée si tout est allumé en même temps.

Le temps d’autonomie (en heure) est calculé en divisant la quantité d’énergie utile disponible dans les batteries (en kWh) par la puissance moyenne consommée (en kW).